Récemment mis en avant par les malades de la thyroïde, les affections hormonales sont multiples mais encore mal comprises par bon nombre d’entre nous. En effet, elles font appel à un grand nombre d’organes et de mécanismes physiologiques.

Les hormones sont mal connues et semblent complexes à comprendre dans leur fonctionnement. Elles sont synthétisées puis sécrétées dans le sang par une série de glandes appelées endocrines. Certaines sont communes aux hommes et aux femmes, d’autres différentes. Ainsi, on retrouve chez toutes et tous, une hypophyse, une thyroïde, un pancréas et des surrénales. La femme possède des ovaires, alors que chez l’homme on retrouve les testicules. Toutes ces glandes précédemment citées fabriquent des hormones toutes différentes qui agissent sur un grand nombre de fonctions de notre corps.

 

androstenedione

Ces hormones une fois fabriquées dans la glande endocrine sont libérées dans la circulation sanguine pour venir à la rencontre des organes dont elles ont la charge d’influencer le fonctionnement. Il est important de comprendre que les hormones n’agissent pas seules dans leur coin. En effet, leur action exerce souvent sur les autres, un effet, qui tend soit à contrecarrer, à limiter ou à accroitre une des manifestations qu’une des hormones concernées peut avoir sur les voisines.

Dans cette multiplicité des dépendances et ce voisinage des influences, intervient le mode opératoire même des hormones au niveau cellulaire. Elles exercent leur action sur les cellules en se fixant le plus souvent à des récepteurs qui se situent à leur surface. Une fois en place, elles entrainent alors par leur liaison au récepteur, une cascade de réaction en chaîne qui conduit à la mise en place de transformation au sein de la cellule. Cette dernière modifie alors son comportement habituel, et, sous l’influence de l’hormone, va pouvoir conduire un certain nombre de tâches nouvelles. Il peut s’agir de la libération d’autres hormones de la régulation de la température du corps, du contrôle du taux de sucre dans le sang. Pour détecter un dysfonctionnement des glandes endocrines, il faut se fonder sur des analyses de sang ou d’urines, tout en veillant à ne jamais se passer d’écouter ce que dit la personne qui ressent les troubles, tant leur spécificité est grande.