Le vertige est une pathologie souvent rencontrée en consultation de médecine générale mais qui désarçonne parfois autant le médecin que le patient

En effet, il n’est pas forcément aisé d’en trouver l’origine et de déterminer le bon traitement. Environ 25% des français sont confrontés à des vertiges dans leur vie. Ce chiffre est élevé. Cela démontre l’impornatce de la prise en compte de cette pathologie. Elle affecte plus souvent les femmes et frappe les plus âgés. Il ne faut donc pas négliger ses conséquences notamment en matière de chutes qui sont redoutables sur le plan de la perte d’autonomie avec le cout social, humain, financier qu’elle engendre.

Il est important d’analyser les conditions de survenue du vertige. Le diagnostic est différent s’il est provoqué par un mouvement de la tête, un changement de position du corps, un effort, ou bien s’il survient au repos. Son intensité et sa durée sont à analyser. Il en est de même pour les signes associés et les pathologies dont souffre le patient. En effet, il est nécessaire de rechercher des pathologies cardiaques, neurologiques, métaboliques, rénales notamment pour que leur présence, une fois décelée, puisse participer à la recherche étiologique.

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Le vertige paroxystique bénin, une des nombreuses causes de vertige, peut s’avérer sans cause identifiable.

Il ne doit pas être confondu avec la maladie de Ménière, avec le syndrome de dysfonction vestibulaire périphérique aigue en rapport avec une vestibulite ou une labyrinthite. Le syndrome de déhiscence du canal supérieur peut aussi être écarté, de même que le vertige post traumatique. On doit aussi penser à la migraine vestibulaire, au vertige par ischémie cérébrale, ou en relation avec une tumeur intracranienne.

Il faut aussi ne pas passer à coté de la plus classique origine cervicale.

L’existence d’un signe neurologique du type : céphalées, diplopie, ataxie, acouphènes, otalgie, cervicalgies, doit nécessairement entrainer la mise en œuvre d’explorations neurologiques poussées, en relation avec un confrère neurologue ou orl compétent dans cette pathologie. Le nystagmus relève de la même urgence et d’une semblable conduite.

Dans le cas plus simple du vertige paroxystique bénin, la kinésithérapie est une solution intéressante pour résoudre la crise. Le traitement médical est également utile.