Il est un élément qui est assez souvent négligé c’est la grande innervation du tube digestif. L’intestin est certes un organe qui sécrète, qui est doué de motilité, de capacité d’absorption, de défense immunitaire, mais il possède aussi une innervation mixte à la fois venant du système nerveux central mais aussi qui lui est propre à savoir provenant du système nerveux entérique. Celui-ci fonctionne de manière autonome et ne reçoit pas d’innervation directe du

intestt

système nerveux central. On trouve plus de 200 millions de cellules nerveuses dans l’intestin. 80% d’entre elles transmettent l’information vers le cerveau en passant par le nerf vague. La sérotonine, la noradrénaline, l’acétylcholine, le GABA, la dopamine y sont retrouvés. Au reste un lien a été évoqué entre une possible origine physiopathologique de la maladie de la Parkinson et l’intestin : Svensson E, et al. Vagotomy and subsequent risk of Parkinson’s disease. Ann Neurol. 2015; 78:522–529. Bien évidemment ces points méritent d’être approfondis, mais il ne faut pas négliger le rôle de l’innervation intestinale sur les symptômes ressentis pas les patients et la physiopathologie de leur pathologie.