Près du tiers des patients présentant un psoriasis touchant la peau, souffrent aussi d’une atteinte articulaire, qui est une autre expression de la maladie.

Le plus souvent les manifestations articulaires du psoriasis apparaissent après les troubles cutanés, plusieurs années après. Elles se manifestent sous la forme de douleurs inflammatoires. Gonflement, douleurs, raideurs, apparaissent au niveau d’une articulation et de façon asymétrique avant de gagner les autres articulations. Les articulations interphalangiennes distales sont souvent touchées de même que la zone périarticulaire à l’insertion des ligaments. On observe aussi parfois une atteinte axiale au niveau de l’articulation sacro iliaque. Des fessalgies et des douleurs rachidiennes se manifestent. Il en est de même pour des atteintes présentes au niveau des insertions tendineuses à type d’enthésite. Le tendon d’Achille et le fascia plantaire sont parfois concernés. On trouve des lésions des doigts et des orteilles qui apparaissent gonflés, en saucisses. VS et CRP ne sont pas spécifiques car accrus en cas d’inflammation. Le dosage du facteur rhumatoide et des facteurs CCP éliminent une affection différente du psoriasis. Le HLA B 27 n’est pas positif.

L’échographie articulaire objective les synovites et les enthésites. A la radiographie, les érosions articulaires classiquement associées au psoriasis articulaire sont parfois observables au fur et à mesure que la pathologie évolue.

En raison d’une forte rapidité des destructions articulaires il est indispensable de traiter rapidement le patient. Les arthrites déformantes et les atteintes de la colonne vertébrale sont fréquentes si une thérapeutique n’est pas mise en œuvre. Une uvéite est constatable, de même que une maladie inflammatoire de l’intestin ou un syndrome dépressif.

Le traitement de fond peut reposer au départ par des AINS. Les inflitrations par corticoides sont utiles également en cas de douleurs et en appoint. Un anti TNF a est recommandé aussi.

Il est nécessaire de prendre en considération aussi l’existence d’une comorbidité à savoir un syndrome métabolique, une obésité, un diabète, une hypertension ou une dyslipémie. Le mécanisme physiopathologique associé repose sur le phénomène inflammatoire lié au psoriasis.