Il est tres important de ne pas perdre de vue que l’eau c’est la vie et ce particulièrement chez la personne âgée. 
Il se trouve que le vieillissement est malheureusement associé, et trop souvent, avec des troubles bucco dentaires, une perte du gout, une sécheresse de bouche, des troubles de la déglutition, une faiblesse musculaire associée à une dépendance, une perte de la sensation de soif. 
Or les sujets âgés connaissent une réduction de la masse d’eau corporelle. Ainsi à 30 ans, l’eau corporelle représente 41 litres contre 35 litres à 70 ans. Cette perte progressive n’est pas à négliger. De plus, l’évolution de la physiologie du sujet âgé, amène à l’observation d’une fuite progressive et continue d’eau favorisée par une baisse du pouvoir de concentration des urines. 
La survenue d’une infection va accentuer ces pertes d’eau. En outre, paradoxalement, les personnes âgées qui suivent, d’une façon parfois excessive les conseils de réhydratation de leur proche, peuvent être confrontées à un phénomène de dilution lié à un apport trop rapide et trop excessif d’eau. Il en découle alors, un risque de surcharge cardiaque et d’hémodilution. 

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Face à des troubles comme une fièvre, une anorexie, une maladie de Parkinson, un diabète, des diarrhées, des troubles de la déglutition, du transit, un traitement en diurétiques ou en laxatifs mal indiqué, il convient d’être extrêmement attentif à un risque de déshydratation. 
Bien sur on sera alerté par une sécheresse des muqueuses, mais il ne faudra pas attendre semblable manifestations symptomatiques pour sonner l’alarme. En effet, un simple changement de comportement doit alerter et faire évoquer cette cause pour faire expliquer les troubles présentés par une personne âgée. Une chute est également un signe d’alerte. 
Pour prévenir la déshydratation et améliorer l’état hydrique des seniors, il sera conseillé de promouvoir une véritable éducation à l’hydratation que ce soit au domicile ou en institution. Elle reposera aussi sur la promotion du ‘’ boire sans soif ‘’ par petites quantités et souvent. Bien évidemment, en cas de fortes chaleurs, les apports seront augmentés. De même, il faudra veiller à surveiller les traitements suivis c’est-à-dire éventuellement diminuer la dose de médicaments susceptibles de  favoriser l’élimination d’eau au niveau urinaire.