le blog du docteur Nicolas Bouvier

15 juin 2017

Médecine Idées reçues

couv2 - Copie (2)Dans cet ouvrage les idées reçues véhiculées sur la médecine, les médicaments, et les maladies sont clairement exprimées. Il y est exposé à quel point elles sont préjudiciables aux patients. 

Ce livre est disponible à cette adressse : http://www.lulu.com/shop/nicolas-bouvier/m%C3%A9decine-id%C3%A9es-re%C3%A7ues/paperback/product-23192190.html

 

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19 mai 2017

Dépénalisation du cannabis

 

Je suis naturellement hostile à la dépénalisation du cannabis. Je me suis déjà longuement exprimé dans le journal L’Union à ce sujet. En effet, je pense que le fait de limiter le niveau des peines sur la consommation du cannabis et de les transformer en simple contravention susceptibles de relever de la simple amende possède un grand nombre d’inconvénients. Bien évidemment, certains en France souhaitent faire ce qui a été essayé ailleurs et n’a pas marché. Je pense à l’Espagne des années 80 où ce fut une catastrophe qui incita plus tard les gouvernements à revenir en arrière sur cette mesure.

On peut penser que c’est une bonne idée qui amènerait les consommateurs à consommer un produit distribué par l’état et de meilleure qualité. Mais, c’est oublier bien vite l’extrême nocivité du cannabis en lui-même sur les vaisseaux cérébraux, à tout âge. Bien sur, on n’oubliera pas de mentionner l’intensité des troubles du comportement qu’il entraîne, les conséquences sur la scolarité et le développement psychologique des jeunes. Les familles qui sont confrontés à la question de la drogue et donc de l’usage du cannabis, connaissent les difficultés dans lesquelles cet usage plonge leurs enfants. En effet, le cannabis entraîne une dépendance et donc une consommation régulière. Celle-ci aboutit à accroitre la consommation et donc à augmenter l’argent que les consommateurs vont apporter aux trafiquants pour combler leurs besoins. Il est bien évident que même si le cannabis est distribué gratuitement par l’état, cette distribution ne va pas faire baisser la consommation. Elle va simplement la rendre encore plus grande et donc les dangers sur la santé publique seront encore plus étendus. Loin de réguler la consommation, comme les chantres de la dépénalisation du cannabis le prétendent, une telle initiative ne peut que renforcer la consommation de produits encore plus toxiques comme la cocaïne ou des drogues synthétiques. Dépénaliser c’est aussi rendre moins dangereux aux yeux du grand public, l’usage de tels produits. Ainsi, ils seront plus utilisés, avec l’absence de sanction pénale comme explication par les nouveaux usagers d’une absence de danger, alors que c’est tout le contraire.

Il faut donc résister aux tentations des modes idiotes et faciles. Celles-ci sont faites par démagogie pour se concilier des votes. Il reste que la seule grande question est le traitement préventif 

Je suis naturellement hostile à la dépénalisation du cannabis. Je me suis déjà longuement exprimé dans le journal L’Union à ce sujet. En effet, je pense que le fait de limiter le niveau des peines sur la consommation du cannabis et de les transformer en simple contravention susceptibles de relever de la simple amende possède un grand nombre d’inconvénients. Bien évidemment, certains en France souhaitent faire ce qui a été essayé ailleurs et n’a pas marché. Je pense à l’Espagne des années 80 où ce fut une catastrophe qui incita plus tard les gouvernements à revenir en arrière sur cette mesure.

On peut penser que c’est une bonne idée qui amènerait les consommateurs à consommer un produit distribué par l’état et de meilleure qualité. Mais, c’est oublier bien vite l’extrême nocivité du cannabis en lui-même sur les vaisseaux cérébraux, à tout âge. Bien sur, on n’oubliera pas de mentionner l’intensité des troubles du comportement qu’il entraîne, les conséquences sur la scolarité et le développement psychologique des jeunes. Les familles qui sont confrontés à la question de la drogue et donc de l’usage du cannabis, connaissent les difficultés dans lesquelles cet usage plonge leurs enfants. En effet, le cannabis entraîne une dépendance et donc une consommation régulière. Celle-ci aboutit à accroitre la consommation et donc à augmenter l’argent que les consommateurs vont apporter aux trafiquants pour combler leurs besoins. Il est bien évident que même si le cannabis est distribué gratuitement par l’état, cette distribution ne va pas faire baisser la consommation. Elle va simplement la rendre encore plus grande et donc les dangers sur la santé publique seront encore plus étendus. Loin de réguler la consommation, comme les chantres de la dépénalisation du cannabis le prétendent, une telle initiative ne peut que renforcer la consommation de produits encore plus toxiques comme la cocaïne ou des drogues synthétiques. Dépénaliser c’est aussi rendre moins dangereux aux yeux du grand public, l’usage de tels produits. Ainsi, ils seront plus utilisés, avec l’absence de sanction pénale comme explication par les nouveaux usagers d’une absence de danger, alors que c’est tout le contraire.

Il faut donc résister aux tentations des modes idiotes et faciles. Celles-ci sont faites par démagogie pour se concilier des votes. Il reste que la seule grande question est le traitement préventifDépénalisation du cannabis

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02 avril 2017

Une discipline oubliée : l'embryologie

Qui connait le nom de Herbert Tuchmann - Duplessis ? Pourtant ce professeur de médecine né en 1911 et disparu en 2001, reste un éminent savant et surtout un des piliers du savoir de la médecine française, dans la mesure où, c'est grâce à ses travaux que des milliers de médecins ont pu se former à une discipline fondamentale : l'embryologie.

Pourquoi l'est elle autant ? L'embryologie est l'étude de l'embryon et du fœtus. Cette science immense précède toutes les autres, en ce qui concerne la science médicale. En effet, si l'on ne connait pas ce qui fait un être humain au cours de la grossesse, l'agencement très complexe des cellules et des tissus au cours de cette période de 9 mois, qui paraît courte mais qui à l'échelle des cellules microscopiques est longue, il est impossible de percevoir, une fois le patient, adulte, ce qui peut expliquer les pathologies qu'il connait.

L'embryologie est une discipline exigeante. En effet, pour de multiples raisons éthiques, il fut pour les médecins très difficile de savoir ce qu'il en était de l'embryon et de son développement durant cette période. Puis, avec le développement de la lutte contre l'infertilité, ainsi que celui des techniques de l'imagerie, il a été possible de mieux percevoir, comment, au cours des mois de grossesse, les organes de l'enfant à naitre se développaient. Cette connaissance a permis non seulement de mieux apprécier les risques médicaux à la naissance, mais aussi de mieux anticiper les pathologies pouvant se dévelpper au cours de l'enfance, de l'adolescence et à l'age adulte.

L'extension des progrès sur les maladies orphelines et génétiques a également contribué à cette dynamique positive.

Actuellement, de nouvelles avancées se font jour. On peut s'en convaincre aisément au vue du récent article publié dans la revue Cell par l'équipe Inserm de Alain Chédotal et Paolo Giacobini sur les techniques d'exploration par biomarqueurs du fœtus. Ce site : 

https://transparent-human-embryo.com/ en résume les époustouflants travaux,

Or, l'embryologie n'est pas forcément enseignée avec une passion débordante dans les facultés et suffisamment valorisée en terme de quotas horaires auprès des étudiants. De même, une fois la première année passée, les étudiants en médecine n'en entendent plus parler, ce qui est profondément regrettable. Cette discipline n'est pas connectée suffisamment dans les enseignements, à la génétique, à l'anatomie, à la chirurgie, à la neurologie, à la pédiatrie, alors qu'elle est en réalité, intimement liée avec ce qui peut y être observée et pratiquée.

Plus que jamais, elle doit être développée, encouragée, diffusée, enseignée, promue, comme étant la première des grandes disciplines médicales fondamentales, au moins autant que l'anatomie.

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